1) Certains aliments sont incomplètement digérés,
car les enzymes digestives ne sont pas adaptées à leur structure.
Il s'ensuit un excès de macromolécules alimentaires.
2) La flore intestinale est modifiée et devient une flore de putréfaction,
avec prolifération de certaines bactéries dangereuses. Le métabolisme,
la mort ou la destruction par notre réponse immunitaire de ces germes
libère un excès de macromolécules bactériennes.
3) Ce contenu intestinal anormal agresse la muqueuse du grêle, qui est
fragile en raison de sa superficie étendue (100 mètres carrés)
et de sa minceur extrême (1/40 de millimètre). La barrière
intestinale devient trop perméable.
Le stress vient aggraver l'hyperperméabilité du grêle, en
provoquant la sécrétion d'interféron gamma. Ce médiateur
se fixe sur les cellules de la muqueuse intestinale et les écarte les
unes des autres.
Dès lors, des macromolécules bactériennes et alimentaires
vont passer dans la circulation sanguine. La composition de ces molécules
est variable d'un sujet à l'autre, car elle dépend de la flore
intestinale, du mode de nutrition et des enzymes qui coupent les protéines,
les lipides et les glucides à des endroits différents. Selon leur
structure, ces molécules auront une affinité pour tel ou tel type
de cellule ou de tissu.
Elles vont provoquer trois sortes de pathologies :
1) Les peptides vont se lier à des molécules HLA qui les présentent
aux lymphocytes T. Ces cellules sont incapables de reconnaître un agresseur
entier : bactérie, virus ou protéines. Leurs récepteurs
membranaires de petite taille leur permettent seulement de reconnaître
des peptides et ceux-ci doivent obligatoirement être couplés à des
molécules HLA. Les lymphocytes T activés vont déclencher
une réponse immunitaire dirigée contre les cellules ayant accumulé les
peptides.
La conséquence sera une maladie dite auto-immune
:
2)
Les molécules non peptidiques comprennent entre autres les ADN bactériens,
les lipopolysaccharides bactériens, les produits de la réaction
de Maillard, les isomères de protéines, les glucides et les lipides.
Ces substances sont peu ou pas reconnues par les lymphocytes et ne déclenchent
donc aucune réponse immunitaire. Mais elles peuvent encombrer progressivement
le milieu extracellulaire, bloquer les récepteurs membranaires et s'accumuler
dans le cytoplasme et le noyau des cellules. L'aboutissant est la pathologie
d'encrassage :